L'un des plus importants revirements de 2025 a concerné un programme que de nombreux Américains ne connaissaient même pas de nom : la parole CHNV. Créé pour orienter les migrants de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela vers un processus ordonné, il avait permis l'admission de centaines de milliers de personnes. Lors de sa révocation, environ un demi-million de statuts de parole devaient prendre fin. Cette histoire illustre à la fois l'attrait et la fragilité de la parole en tant qu'outil de politique publique.
Comment fonctionnait le CHNV
Lancé puis élargi en 2022 et 2023, le programme CHNV permettait aux ressortissants de ces quatre pays de demander à voler directement vers les États-Unis s'ils disposaient d'un parrain financier et réussissaient une vérification des antécédents, en échange d'une période de parole de deux ans assortie d'une autorisation de travail. L'objectif était de réduire les passages chaotiques à la frontière en offrant une alternative légale et parrainée. Ses partisans lui attribuaient une baisse des passages illégaux pour ces nationalités. Ses détracteurs estimaient qu'il détournait le pouvoir de parole, conçu pour un usage au cas par cas, pour en faire un vaste programme d'admission jamais autorisé par le Congrès.
- S'appliquait aux ressortissants de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela
- Exigeait un parrain financier basé aux États-Unis et une vérification des antécédents
- Accordait environ deux ans de parole ainsi que des permis de travail
- A permis l'admission d'environ un demi-million de personnes au total
Pourquoi il a été révoqué
L'administration de 2025 a considéré cette parole catégorielle à grande échelle comme un dépassement du pouvoir exécutif et un facteur d'attraction qui affaiblissait le message selon lequel la frontière était fermée. Elle a entrepris de mettre fin au CHNV et aux octrois de parole, faisant valoir que la parole avait été conçue pour des motifs humanitaires ou d'intérêt public examinés au cas par cas, et non pour admettre des groupes nationaux entiers par centaines de milliers. Des contentieux ont suivi, mais les tribunaux ont finalement permis que la révocation aille de l'avant.
La bataille judiciaire
Les plaignants ont soutenu que le gouvernement ne pouvait pas retirer brusquement leur statut à des personnes entrées légalement et qui s'étaient appuyées sur celui-ci. Le gouvernement a répliqué que la parole est par nature discrétionnaire et révocable, ce qui est inscrit dans la loi. Comme pour le TPS et d'autres revirements de 2025, les tribunaux se sont largement rangés du côté du large pouvoir de l'exécutif sur la parole, et les révocations sont allées de l'avant.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes entré grâce à la parole CHNV, la situation est urgente, et attendre est la pire des options :
- Ne présumez pas que votre parole ou votre permis de travail sera renouvelé, anticipez sa fin
- Explorez dès maintenant toutes les alternatives durables : l'asile si vous avez un motif réel, un parrainage familial ou professionnel, ou tout autre statut auquel vous pourriez être éligible
- Conservez des dossiers minutieux de votre entrée légale et de votre durée de statut
- Obtenez immédiatement des conseils juridiques qualifiés, car le calendrier et les fenêtres d'éligibilité comptent énormément
La leçon plus profonde du CHNV est la même que celle qui résonne tout au long de cette période. La parole est, par nature, temporaire et révocable, et bâtir une vie dessus revient à bâtir sur du sable. Le programme a aidé de nombreuses personnes à entrer en toute sécurité et légalité, ce qui était réellement précieux, mais il n'a jamais remplacé un statut que le Congrès a créé pour durer. Ceux qui ont mis à profit leurs années de parole pour poursuivre une voie durable se sont retrouvés bien mieux positionnés lorsque le programme a pris fin.
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